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COTE D’IVOIRE/ PREMIÈRE SORTIE DE TIDJANE THIAM APRÈS SON ELECTION À LA TÊTE DU PDCI-RDA : CHÉRIF HAMED HAÏDARA ’’ ON PEUT FAIRE LA POLITIQUE SANS S’INSULTER’’

L’élection de Tidjane Thiam à la tête du parti démocratique de côte d’ivoire alimente les débats, au bord de la lagune ebrié. Le président du Rassemblement Démocratique Ivoirien (Rdi) qui suit l’actualité socio-politique s’est invité aux débats. Dans ses échanges avec la presse il dit sa part de vérité.

 

- L'actualité politique aujourd'hui est dominée par l'élection du Tidjane THIAM à la tête du Pdci-Rda. Votre commentaire?

 

- Notre position n'a pas changé. Depuis le debut nous avons dit que n’importe quel membre de ce parti qui en remplissait les conditions pouvait se porter candidat pour diriger le Pdci-Rda.  C'est une cuisine interne dans laquelle il  serait indecent pour nous de nous inviter. Toutefois, il y a eu des élections et monsieur Tidjane THIAM a été déclaré vainqueur et nous lui disons félicitations! 

 

-  Au sortir de ce congrès extraordinare du Pdci, le ministre d'Etat Adjoumani Kobenan qui y représentait le Rhdp s'est senti offusqué par les propos du president Cowppli Boni. Comment appréciez-vous ces faits?

 

- Je pense personnellememt que le président Cowppli était dans son rôle. On crée un parti politique pour acceder au pouvoir. Dans ce sens il y a la politique générale du parti qui resulte de la fusion des idées des membres pour atteindre ce but. Le président  qui incrane l'autorité supérieure endosse ces idées. Par conséquent, il les rappelle lors du congrès, en sorte que nul ne les ignore. Dans le cas d'espèce le président Cowppli faisait sa mise au point pour rappeler, à mon sens, la vision commune aux candidats. 

 

- Et après son élection, Tidjane THIAM vient le desavouer par un discours visiblement modéré. Cela ne ressemble-t-il pas à une trahison?

 

- Non, on ne peut pas parler de trahison. Le fonds de la pensée et l'objectif final restent les mêmes; apporter sa contribution pour ameliorer la qualité de la vie des ivoiriens. Mais ce qu'il faut souligner c'est le ton. Thiam nous rejoint sur ce point puisque nous n'avons cessé de rappeler aux uns et aux autres que nous sommes des adversaires et non des ennemis. On peut faire la politique sans s'injurier. On peut se contredire sans en arriver à cultiver de la haine. Aucune oeuvre humaine n'étant parfaite, il faut savoir accepter les critiques quand on a fait quelque chose. Il faut aussi savoir faire des contributions responsables avec le bon ton pour ne pas offusquer les gens. 

 

- L'opinon publique aujourd'hui estime qu'enfin le président Ouattara a un concurrent de taille qui pourrait lui ravir sa place. Vous qui proniez la continuté avec lui, cela ne vous inquiete -t-il pas?

 

- Tidjane THIAM lui-même reconnait la dimension d'Alassane Ouattara et la grandeur du travail qu'il a abattu. Cela me rejouit personnellement. Parce qu'il est de notoriété qu'après Felix Houphouet Boigny, celui qui non seulement a reussi à garantir aux ivoiriens la paix et la stabilité c'est bien lui, le président Alassane Ouattara. Celui qui a reussi à mettre tout le pays en chantier et à transformer le paysage par des infrastructures économiques  importantes  c'est encore lui. Le leadership d'Alassane Ouattara est incontestable. Le monde entier parle de lui et vient prendre conseil à ses cotés. Si nous avons la chance d'avoir une telle personnalité dans notre famille, pourquoi vouloir coûte que coûte le remplacer, si lui-même dit avoir toujours la force de poursuivre? Nous pensons au Rdi que l'heure n'est pas au remplacement pour le simple besoin de la forme. Il faut mettre en priorité les propositions constructives! Il faut savoir que le temps qui s'écoule emporte avec lui nos devanciers et leurs forces. S'il y en a quelques uns qui peuvent encore servir, pourquoi cracher sur eux? 

 

-  Votre position intrigue des ivoiriens. Ils se demandent pourquoi vous ne rejoindriez pas le Rhdp au lieu de créer votre parti et epouser sa cause

 

- Ceux qui ont de telles pensées n'ont encore rien compris. Les defis auxquels notre pays est confronté, à l'instar de toute la sous-région ouest africaine, sont majeurs. Nous ne sommes pas en train de mener le combat pour la survie du Rhdp mais plutot celui de l'interet de la cote d'ivoire; un pays qui a connu la guerre à cause de la mésentente entre ses enfants et qui est soumis aux effets pervers de la situation économiques mondiale.  Avant d'appartenir à un parti politique, le président Alassane Ouattara est fils de la cote d'ivoire. Et ce pays a une chance énorme d'avancer durablement sur le chemin du dévéloppement avec l'un de ses fils en la personne d'Alassane Ouattara. C'est de cela qu'il s'agit. Notre vision au Rdi c'est le rassemblement familial autour de la patrie ivoirienne. Nous n'avons pas d'autre pays. Aussi, avons-nous tout interet à ce que notre côte d'ivoire  demeure paisible et qu'elle se developpe. Si nous avons compris cela et que, dans le respect les uns des autres, nous nous mettons à la conjugaison de nos forces, dans moins d'un demi siècle, nous n'aurons plus rien à envier aux pays occidentaux. Nous avons les ressources naturelles, le capital humain aussi. Il reste à présent la cohesion entre nous. Et le premier discours de monsieur Thiam nous rejoint. Nous ne pouvons donc que nous en rejouir et inviter tous les partis politiques ivoiriens à regarder dans cette même direction. 

 

Propos recueuillis par Lea-Danielle Atikpadan

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